Qui sommes-nous ?

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Qui sommes-nous ou plutôt qui suis-je car Emile Auté c'est moi ! Entre le Perche et la Sologne, je crée des recettes de thé aromatisé mais surtout j'use des terres fertiles du Vendômois pour produire le "thé du Perche". Venez vous servir un thé (ou un café... personne n'est parfait après tout) et je vous raconte l'histoire ! 

La genèse

Mon histoire remonte à l'enfance avec une passion pour le monde végétal et un BEPA en élevage équin, après cela je commence une carrière dans la restauration notamment au sein de l'établissement familial. Sur place, je récolte plantes sauvages et fleurs afin d'en faire des sirops pour les restaurants et bars à cocktails. Mais en lisant le premier numéro du magazine Kaizen, les choses ont changé... Fini la restauration !

 

Le début de l'histoire

 

Commence alors une longue période de formation autour du thé et de l'aromatisation mais aussi de voyages pour apprendre et comprendre le monde du thé. En 2015, dans le Vendômois, je lance une collection de thé de qualité "Les thés des châteaux". Pour mes recettes je déshydrate et assemble des baies, fruits ou fleurs que je mélange avec des thés que j'ai piochés en Asie ou en Afrique.

Aussi, en collaboration avec Sophie Simbozel je lance la première collection de tisanes françaises pour enfants "Neus et les enfants sauvages".

Mon parcours de formation

L'idée est toujours la même : localiser au maximum les matières premières que j'utilise. Dans mon espace test de la Ferme du Petit Pont (référence locale de production bio sur le modèle paysan) j'expérimente d'abord la culture des baies d'Aronia, de la sauge cassis et de bien d'autres plantes aromatiques et fruits. Ma démarche est soutenue.

Dans un second temps, je fais pousser des théiers à partir de graines et de plants du fameux "Camelia Sinensis" rapportés d'Inde ou du Vietnam pays dans lesquels je me suis formé à l'art de la transformation des feuilles de thé. Le temps passe et je lance en octobre 2020 la pépinière de Monplaisir où poussent des cultivars (lisez "cépage" mais pour le thé !) de Chine, du Vietnam mais aussi de Géorgie. Ces plants se révèleront particulièrement acclimatés.

Soutenu par l'Addear41 et pour perfectionner mon savoir-faire, j'intègre la formation "paysan créatif" en janvier 2019. Je profite ainsi de stages pratiques et théoriques pour une installation agricole en janvier 2020. C'est à ce moment que j'achète une parcelle de 5000m² à Sargès-sur-Braye dans le Perche vendômois où j'installe ma pépinière.

Un projet au goût local

Comme pour la vigne (on vous a bien dit qu'un cultivar c'était comme un cépage) les plants prennent le goût de leur terroir car la parcelle, qui possède les qualités nécessaires à ce type de cultures (sol acide et drainé), est composée d'un sable rouge typique appelé localement le "sable à lapin" ou "sable d'or". Ces sables sont des sables cénomaniens.

Sur certaines de nos recettes on pousse ce goût local encore plus loin avec des bains de vapeur de lait sur les feuilles fraîches juste après leur récolte. Avec cette technique on obtient un thé "Milky Oolong" avec un goût tendre et crémeux. Le Oolong c'est un thé semi-oxydé et donc à mi-chemin entre le thé vert et le thé noir (on l'appelle aussi le thé bleu/vert). Le lait choisi est bien entendu celui des vaches Saônoises de type percheronnes qui avaient disparu mais qui sont aujourd'hui en cours de réintroduction sur le territoire.

Mais pourquoi faire du thé en France ?

Lorsqu'on importe du thé, on peut faire le maximum pour le respect de l'environnement, il reste le plafond de verre que constitue le transport du thé d'un bout à l'autre de la planète. Dès lors la seule solution pour briser ce plafond est de localiser la production du thé ! L'objectif à terme est donc de développer la filière du thé français. Parallèlement à cette réduction d'impact, l'idée est aussi d'offrir la possibilité d'un revenu complémentaire pour de nombreux paysans. Produire du thé en France est un défi passionnant ouvert sur le monde botanique mais aussi gastronomique, bref tout ce qui nous plait ! 

Nos cultures

Vous avez l'air surpris à l'idée d'entendre parler du thé français ! En fait, le théier (camélia sinensis pour les intimes) est le cousin du camélia japonica qui vit depuis longtemps des jours heureux acclimaté dans notre pays. Il n'y avait donc pas de raison que le camélia sinensis ne pousse pas ! D'ailleurs d'autres producteurs bretons, portugais, hollandais, écossais où même dans le Sud de la France avaient déjà eu de bons résultats.

Ma plantation est inspirée d'un mode de culture qui s'inspire de la permaculture et de l'agroforesterie. En effet, les théiers s'épanouissent sur des buttes vivantes et sont accompagnés de nombreux arbres fruitiers. En fait, tout l'espace de la parcelle est pensé afin de favoriser la biodiversité. Vous l'avez sans doute compris, chez moi il n'y a pas de longues allées rectilignes et désherbées avec uniquement des théiers mais il y a au contraire des théiers à côté desquels d'autres arbres et plantes sont les bienvenus s'ils créent une symbiose. La plantation sera d'ailleurs certifiée AB au printemps 2022. 

Mais tout cela demande de la patience car il faut 5 ans pour qu'une graine de camelia sinensis donne un arbre apte à la cueillette. 

Comment avons-nous débuté ?

Grâce à Linda, planteuse de thé en Hollande mais aussi à l'aide de mon réseau et de l'Association Européenne des Planteurs de Thé j'ai eu la possibilité d'acquérir 500 plants de thé de 4 ans et demi et donc aptes à produire dès le printemps suivant. Au printemps, ces plants furent rejoins par 2000 plants de un à deux ans issus de pépinières locales !

 

Désormais je produits moi-même mes plants au sein de la Maison Monplaisir ! C'est justement tout cela que vous allez visiter.

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